Ecobank Extoque

Ce que Ecobank ne veut pas vous sachiez

Les problèmes de gouvernance au sein d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) durent depuis longtemps, bien avant les incidents récents impliquant une société basée aux Émirats arabes unis et son fondateur. En 2013, ETI a traversé une crise de gouvernance largement médiatisée, qui a laissé des traces indélébiles, dont une série de baisse de notation et une instabilité managériale profonde, illustrée par les poursuites en justice d’un ancien PDG a l'encontre d’ETI.

Malgré des changements de direction, notamment avec l’arrivée de l’actuel PDG Jeremy Awori, les problèmes de gouvernance persistent, comme le montrent les récentes actions impliquant un haut responsable de la filiale d’ETI, ETI Specialized Resolutions Company (ETISRC).

Au cours des deux dernières années, l’entreprise basée aux Émirats arabes unis et son fondateur ont été injustement impliqués dans une controverse, qui semble être liée à une tentative d'extorsion orchestré par ETISRC, visant, selon les avocats, à récupérer des pertes subies par la banque il y a près d'une décennie. La direction actuelle d'ETI, y compris le PDG Jeremy Awori, est pleinement au courant des faits de cette affaire, mais n'a pris aucune mesure concrète pour régler la situation, ce qui suggère que ETISRC agit avec le soutien d’ETI.

L’entreprise émirienne a rejeté les accusations et condamné l’ouverture d’une procédure judiciaire à son encontre. La validité de ces accusations est actuellement en cours d’examen par la Cour fédérale de haute instance du Nigeria.

Les faits

  • En septembre 2014, la sociĂ©tĂ© Ă©miratie a aidĂ© Ecobank Nigeria Ă  assister ses clients importateurs dans la procuration de conditions de crĂ©dit concernant leurs importations au Nigeria, lorsque leur fournisseur n'Ă©tait pas en mesure d'escompter la lettre de crĂ©dit (« LC Â») d'Ecobank. Cette dernière Ă©mettait la lettre de crĂ©dit en faveur de la sociĂ©tĂ© Ă©miratie qui recevait les documents du fournisseur, escomptait la lettre de crĂ©dit et leur versait le produit de l’escompte dont le montant Ă©tait infĂ©rieur Ă  celui des frais de la sociĂ©tĂ© Ă©miratie.

  • La sociĂ©tĂ© Ă©miratie communiquait un certain nombre de conditions Ă  Ecobank et, une fois les conditions convenues, Ecobank transmettait la fiche de conditions de la sociĂ©tĂ© Ă©miratie Ă  M. Prem Garg, directeur gĂ©nĂ©ral d'Agrico-Agbe, client existant d'Ecobank, et de sa sociĂ©tĂ© affiliĂ©e Little Rose Trading LLC. C'est Ă  la demande d'Ecobank que la sociĂ©tĂ© Ă©miratie fut impliquĂ©e dans cette transaction.

  • En novembre 2014 et fĂ©vrier 2015, la sociĂ©tĂ© Ă©miratie a procurĂ© ce service Ă  deux reprises et a rĂ©alisĂ© deux transactions avec les sociĂ©tĂ©s de M. Garg pour un montant total de 42 485 900,00 USD et a perçu une commission totale de 83 797,40 USD (environ 0,5 %).

  • Ecobank a subi une perte Ă  la suite de transactions avec M. Garg, dont la sociĂ©tĂ© Ă©miratie a Ă©tĂ© informĂ©e pour la première fois en 2018.

  • Ecobank a procĂ©dĂ© Ă  un examen interne et a conclu en 2020 que la sociĂ©tĂ© Ă©miratie n'Ă©tait pas responsable des pertes, a Ă©tabli des facilitĂ©s de crĂ©dit pour la sociĂ©tĂ© Ă©miratie et a Ă©mis des lettres de crĂ©dit en son nom.

  • En mars 2022, la sociĂ©tĂ© Ă©miratie a reçu une lettre l'informant que la police du Nigeria « enquĂŞtait sur un cas de conspiration et de conversion frauduleuse signalĂ© par Ecobank.

  • Ecobank et la Specialized Resolutions Company n'avaient absolument aucune raison de dĂ©poser une plainte pĂ©nale contre la sociĂ©tĂ© Ă©miratie.

  • En juin 2022, la Haute Cour fĂ©dĂ©rale nigĂ©riane a ordonnĂ© la suspension de toute autre action dans l'attente de la dĂ©cision concernant la contestation par la sociĂ©tĂ© Ă©miratie de la demande de la police du Nigeria que dirigeants de la sociĂ©tĂ© Ă©miratie se prĂ©sentent Ă  un entretien au Nigeria suite Ă  la plainte d'Ecobank. Ce recours est toujours en cours devant le Tribunal.

  • En avril 2023, la sociĂ©tĂ© Ă©miratie a Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă  dĂ©poser une demande de mise en accusation contre la police du Nigeria et le ministère fĂ©dĂ©ral nigĂ©rian de la justice pour outrage au tribunal et violation de l'ordonnance de la Haute Cour fĂ©dĂ©rale nigĂ©riane.

  • D'après les dossiers judiciaires, Ecobank Nigeria et ETI ont non seulement intentĂ© une action en justice infondĂ©e devant la Haute Cour fĂ©dĂ©rale du Nigeria contre la sociĂ©tĂ© Ă©miratie, mais ils semblent Ă©galement, par l'intermĂ©diaire du ministère fĂ©dĂ©ral de la justice, avoir abusĂ© de la procĂ©dure judiciaire en obtenant l'Ă©mission d'un mandat d'arrĂŞt contre les dirigeants de la sociĂ©tĂ© Ă©miratie pour dĂ©faut de comparution au tribunal.

Plus d’informations arrivent bientôt…

Les informations fournies sur ce site web ne constituent pas, et ne sont pas destinĂ©es Ă  constituer, des avis juridiques ; au lieu de cela, toutes les informations, le contenu et les documents disponibles sur ce site y figurent Ă  des fins d'information gĂ©nĂ©rale uniquement. Les informations prĂ©sentes sur ce site peuvent ne pas constituer les informations juridiques ou autres les plus rĂ©centes. L'utilisation et l'accès Ă  ce site web ou Ă  l'un des liens ou ressources qu'il contient ne crĂ©ent pas de relation avocat-client entre le lecteur, l'utilisateur ou l’internaute et Ecobank Extorts. Le contenu de ce site est fourni « en l'Ă©tat Â» ; aucune dĂ©claration n'est faite par Ecobank Extorts, notamment, mais sans s'y limiter, aucune dĂ©claration que le contenu est exempt d'erreurs.